Mercredi 22 août 2007
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Timidité
Des yeux noirs, un éclat, un sourire volé,
Dès le premier instant tout avait été joué.
À son insu, charmé, je l’avais observé,
Mortel face à une nymphe, de sa beauté parée.
Eblouit, mille fois je tentais, chancelant,
De me rapprocher de ce soleil éclatant,
Au secret des nuits, des rêves chimériques,
Me laissaient effleurer cet ange onirique.
Le désir soufflait, dans de longues rafales,
Pouvant ériger un édifice réel,
Sur le cristal, par mon esprit tant poli.
Mais ni fissures ni failles dans le mur bâti.
Car en moi, sournoisement, une sombre force,
De mes actes m’ôtait toute la puissance,
M’empêchant de dire ne serait-ce qu’un mot,
Sans que de mes joues elle ne colore la peau.
Ce voile rigide, séparant de ma vie
Le monde tangible, et celui de l’envie
Sectionna mes espoirs, fil d’or longtemps tressé
Ne laissant perler que le désespoir frustré.
Oh, mais comment décrocher cette main gantée,
Qui sans velours, n’a de cesse de m’étouffer ?
Quand mon âme saura t’elle enfin le briser,
Dans ce paradoxe, libérer l’azurée ?
Xoyfire
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